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Bienvenue Sur Mon Blog BombaArabica, vous allez découvrir dans mon Blog Le Monde Arabo/Musulman (Turqs, Persans, Asie du Sud/Est inclue), mais aussi les personnalité du Monde qui sont de cette origine !!!!!!!

Ce Monde Qui possède Une culture et des Traditions très Variés reserve quelques fois des surprises alors venez brisez les barrières que certains politiques veulent mettre à travers les gens différents et venez découvrir la culture des autres c'est plus intelligent pour mieux comprendre sa petite copine, ses voisins d'en face, Son Prof, ses amis etc ...

# Posté le lundi 12 février 2007 01:16

Modifié le lundi 12 février 2007 13:24

~ Origines Des Arabes PART I ~

~ Origines Des Arabes PART I ~
Les Arabes sont un ensemble de peuples anthropologiquement différents mais unis par un lien linguistique et culturel, réparti sur une vaste zone qui s'étend d'Oman au Maroc.


Étymologie

Le radical ʿarab, en arabe, pourrait désigner « l'homme du désert » ; dans cette acception, et représenterait l'identité bédouine, au sens strict, c'est-à-dire l'ensemble des tribus nomades vivant de pastoralisme en Arabie.

Définitions du terme

L'identité arabe peut se définir d'après :

* le groupe ethnique : est arabe une personne issue d'un groupe ethnique considéré comme arabe. Cette définition dépend de l'établissement de l'arabité de ce groupe.
* La langue : est arabe une personne dont la langue maternelle est l'arabe (ou l'une de ses variantes). Cette définition rassemble plus de 280 millions réf. nécessaire de personnes à travers le monde.
* La généalogie : est arabe une personne affiliée à des habitants de la Péninsule arabique.
* La nationalité : est arabe une personne citoyenne d'un pays membre de la Ligue arabe, ou faisant partie du monde arabe. Cette définition recouvre environ 300 millions de personnesréf. nécessaire, mais exclut la diaspora.

Selon Sati al Housri, un des pères du nationalisme arabe, « est Arabe celui qui parle arabe, qui se veut Arabe et qui se dit Arabe. »



Peuplement arabe

Le peuplement originel de la péninsule arabique et du désert s'étendant de la Mésopotamie jusqu'en Syrie est de souche sémite, mais son origine ethnique même est sujette à de nombreux débats. De fait, la présence de ces populations bédouines est très ancienne, puisqu'on retrouve mention de leurs existences dans des textes assyriens et babyloniens datant du IXe siècle av. J.-C.

L'historien Marc Bergé écrivit :

« Les Arabes font leur première apparition dans l'histoire en 854 avant Jésus-Christ : l'arabe Gindibu soutint Bin Idri de Damas (le Ben Hadad II de la Bible) en lui amenant milles chameliers du pays d'Aribi à l'occasion de la bataille de Qarqar [...] Peut-être le camp de Gindibu était-il situé au sud-est de Damas. Il est certain que les éléments bédouins de la péninsule arabique - qu'on appelait probablement indifféremment Aram, Eber ou Haribu - devaient être installés à l'origine, dans la région qui s'étend entre la Syrie et la Mésopotamie et qui fut, avec la Syrie le berceau le plus ancien des Sémites". »

Présents dans la péninsule arabique jusqu'au VIIe siècle, ils ont alors connu une expansion vers le reste du Moyen-Orient, vers l'Afrique du Nord et la péninsule ibérique, portés par un élan mystique et de conquête guerrière.


Diverses utilisations du terme arabe

Le nom est souvent employé pour se rapporter à toute personne originaire du Moyen-Orient ou de l'Afrique du Nord dont la langue maternelle est la langue arabe. De ce fait, ni les Turcs ni les Iraniens ne sont arabes, puisque les Turcs parlent le turc (langue altaïque comme le mongol) et les Iraniens parlent le persan (une langue indo-européenne).

Par extension, le terme se rapporte à n'importe quelle personne originaire d'une ethnie qui a adopté cette langue sémitique. De telles personnes peuvent n'avoir aucun autre lien avec l'Arabie, que de vivre dans un pays qui fut annexé pendant l'expansion arabe (Syrie, Liban) ou vivre dans un État membre de la Ligue arabe, laquelle comporte des États à majorité non arabe (et non arabophone), comme la Somalie et Djibouti, ou à majorité arabe mais où il existe de fortes minorités non arabes comme le Soudan.

Par exemple, les Berbères d'Afrique du Nord sont souvent appelés « Arabes » par certains Occidentaux, alors qu'ils ne sont reliés avec l'Arabie en tant que telle que par le fait qu'ils parlent souvent la langue arabe en plus du berbère, leur langue maternelle, l'arabe étant la langue officielle du pays dans lequel ils vivent et, surtout, la langue liturgique.



Un sens moderne

Dans la culture arabe « urbanisée » d'aujourd'hui, le terme « arabe » désignerait deux choses paradoxalement antinomiques :

* pour certains, il permettrait de désigner, avec une certaine condescendance, voire un certain mépris, les m½urs « primitives » des Arabes restés attachés à leur culture et à leur mode de vie bédouine; quoique tous les arabes ne sont pas d'origine bédouine. Les bédouins sont appelés en arabe أعراب et diffèrent généralement des Arabes citadins par le style de vie et leurs m½urs. D'ailleurs beaucoup d'étrangers ne font pas la différence entre les deux, qui repose sur une longueur de voyelles, car il n'existe pas d'équivalent à ce mot en dehors de l'arabe.

* pour d'autres, il permettrait de se démarquer des couches sociales gagnées par d'autres cultures (occidentale, turque, persane ou grecque), et de se rechercher une identité mythique.

La recherche d'une identité mythologique, pour certains arabes urbanisés et déchirés entre deux civilisations, constitue donc un phénomène récent, pouvant aller pour certains jusqu'à s'imaginer des ancêtres appartenant aux grandes tribus de l'Arabie pré-islamique, de qui sont issus les conquérants arabes, partis de la Péninsule arabique au VIIe siècle pour conquérir de vastes territoires, dont ils deviendront la nouvelle aristocratie.



Arabes non arabophones

Les Arabes d'Asie centrale et les Arabes d'Indonésie constituent des groupes ethniques distincts, recensés comme tels, mais les recensements ont montré que la majorité des personnes se déclarant « arabes » dans ces pays ne parlent pour la majorité d'entre eux pas cette langue, ou ne la connaissent que comme langue liturgique, non comme langue usuelle, qu'elle soit intrafamiliale ou non.


Arabophones non arabes

Les Maltais parlent le maltais, une langue qui au départ est un dialecte arabe proche des dialectes tunisiens, mais ils ne se considèrent pas comme arabes. En effet, le mouvement nationaliste maltais, au XIXe siècle, a construit une origine mythique phénicienne à la langue et à la nation maltaise pour contrer les partisans de l'annexion de Malte à l'Italie en processus d'unification, ces derniers utilisant notamment pour argument que l'arabe était la « langue des musulmans ».

Il existe également des Juifs arabophones pour lesquels l'appellation « Arabes juifs » n'est pas utilisée, sauf parfois pour désigner des tribus arabes de confession juive à l'époque antéislamique ou au début de l'ère islamique (Hégire), ou dans un sens idéologique, pour désigner par exemple des Juifs non sionistes se considérant comme Judéo-arabe, par exemple Abraham Serfaty au Maroc ou Ilan Halévi, membre de l'Organisation de Libération de la Palestine.)

Nombre de Somaliens et de Djiboutiens ont pour seconde langue la langue l'arabe qui est langue officielle dans leur pays. Les peuples minorés dans le monde arabe (Berbères, Kurdes...) ont souvent pour deuxième langue l'arabe local ou standard.

# Posté le lundi 12 février 2007 01:58

Modifié le lundi 12 février 2007 13:49

~ Origines Des Arabes PART II ~

~ Origines Des Arabes PART II ~
L'Expansion De L'Islam

Premiers siècles

Pendant ses premières décennies, l'islam s'est étendu rapidement au nord-est vers l'Irak, l'Iran, la haute Mésopotamie ; et à l'ouest vers l'Assyrie, la Palestine et l'Égypte (les provinces les plus riches de l'empire byzantin).

L'islam pénètre le monde chrétien et gréco-romain peu après la mort de Mahomet. Pendant le pouvoir des Omeyyades, l'expansion continue, les conquêtes territoriales se faisant par voie terrestre jusqu'au Maghreb à la fin du VIIe siècle, et jusqu'aux côtes espagnoles au début du VIIIe siècle. En 712 ils franchissent le détroit de Gibraltar et envahissent l'Espagne. Les Maures sont arrêtés à Poitiers en 732.

Expansion vers l'Asie centrale, Boukhara, Kaboul, et ils atteignent la frontière de l'Indus. Contact avec l'empire byzantin, la mer Caspienne et Caucase au nord.

La mer Méditerranée est contrôlée par l'empire byzantin donc menace sur les conquêtes arabes. Ils construisent une flotte et attaquent Constantinople sans succès à trois reprises. Les Byzantins restent maîtres de la mer et bloquent donc l'expansion musulmane, ainsi que le commerce avec les Arabes. La mer reste une frontière, mais devient une mer d'échanges. La carte ne bouge plus jusqu'au XIe siècle, après une conquête rapide (un siècle).

Quand les Arabes ont conquis un territoire, ils établissent des camps à part et vivent du fruit de leurs conquêtes et d'impôts versés par les non-musulmans, en échange de leur liberté et leur protection. Cet impôt s'appelle la jizya ou jizaya, les musulmans quant à eux paient une autre forme d'impôts, la Zakat qui forme un des cinq piliers de l'islam.

Le VIIIe siècle est marqué par la forte résistance de l'empire byzantin, mais aussi à l'intérieur du monde arabo-musulman. L'agitation est à la fois politique et religieuse. On observe donc l'unification et l'arabisation de l'empire (par la langue, la monnaie, l'administration), ainsi que son islamisation (des écoles sont instituées pour apprendre le Coran, les juges sont formés pour répandre le droit musulman).

Mais il y a de nombreuses sécessions politico-religieuses. En effet, les Abbassides fondent Bagdad. Il y a donc un déplacement vers l'Est du centre politique arabo-musulman qui a pour conséquence le transfert des courants d'arrivées de l'Extrême-Orient, mais aussi un déséquilibre car le centre est éloigné du pan Ouest de l'empire. Cela entraîne des sécessions qui débouchent sur la formation de trois grandes zones où émergent des khalifats.

Ce sont les zones abbasside, fatimide et une andalouse; on peut donc parler de concurrence religieuse entre les successeurs de Mahomet.

Aux IXe siècle et Xe siècle, l'empire arabo-musulman ne s'étend plus, étant soumis à des pressions extérieures croissantes.


Du VIIe au XVe siècle

En Orient

Péninsule arabique

On date la révélation de Mahomet à environ 610. Les premières années sont difficiles et les musulmans sont souvent persécutés, certains migrent vers l'Abyssinie. En 622, Mahomet, chassé de la Mecque, se réfugie à Médine, c'est l'an I de l'Hégire. À partir de cette date, il commence à étendre son audience et son pouvoir et il conquiert La Mecque. À sa mort en 632, il a conquis toute la péninsule.


Proche-Orient

Au Proche-Orient à l'arrivée des Arabes, l'Empire romain (dont la capitale se trouve à Byzance) est fortement affaibli par sa lutte contre les Perses sassanides. Ces derniers avaient pris Jérusalem en 614 et l'avaient gardée quinze ans, jusqu'en 629. Les musulmans prennent donc une ville affaiblie en 638.


Moyen Orient et Asie centrale

Les Arabes, menés par les troupes du général Qutayba ibn Muslim, conquirent vers 712 les territoires des actuels Ouzbékistan et Kirghizistan. Ils y entrent au contact avec les Chinois pendant le règne du premier abbasside Abou al-`Abbâs à la victoire de Talas. Ils ont appris l'islam aux peuples centre-asiatiques pratiquant jusqu'alors le zoroastrisme.

Le contrôle arabe de l'Asie centrale fut consolidé suite à la bataille de Talas (au Kirghizistan près de la ville actuelle kazakh de Taraz) contre les Chinois en 751. Cette victoire qui a marqué l'avancée la plus à l'Est des armées arabes a été également l'occasion d'acquérir un certain nombre de techniques chinoises dont celle de la fabrication du papier. Lors de la bataille de Talas, les Arabes, victorieux, font prisonniers de nombreux Chinois et récupèrent ainsi le secret. Ils comprennent rapidement l'intérêt de ce nouveau support pour propager l'islam, et Samarcande en sera le tout premier centre de production du papier du monde musulman. Par ailleurs, ils en amélioreront la fabrication en y incorporant à sa préparation des chiffons. Haroun ar-Rachid imposa l'usage du papier dans toutes les administrations de l'empire. Le papier arrive alors dans le reste du monde connu et en Occident grâce aux conquêtes arabes en Asie centrale. On le retrouve à Bagdad en 793, au Caire en 900, à Xàtiva (San Felipe, Espagne) en 1056 et enfin en France au début du XIVe siècle.

Les conquérants arabes se frottent aussi à la Perse et vont, à l'est, jusqu'à l'Indus. Quelques populations turques se convertissent à l'islam. Au XIIIe siècle, le monde islamique joue un rôle important pour le commerce entre l'Europe, l'Inde et la Chine, les Arabes ayant, à cette époque et jusqu'à l'arrivée des Portugais en Inde, le monopole du commerce sur la côte de Malabar. Tamerlan (1336-1405), turc islamisé, fonde un Empire dit mongol mais turc de fait, dont l'existence ne sera qu'éphémère. L'un de ses successeurs, Babur restaure l'empire, en Inde surtout, que l'on nommera moghol. En Inde se produiront nombre de syncrétismes dont la tentative de l'empereur moghol Akbar, qui promulgue l'un des premiers édits de tolérance.

L'expansion de l'Islam se poursuit vers l'Asie du Sud-Est et la Chine, tout d'abord par l'intermédiaire des marchands.


L'Afrique

Les troupes de Oqba Ibn Nafaa entrent en Ifriqya, nom donné à cette ancienne province romaine, mais il se heurte à la résistance de Kusayla. En 683, lors d'une terrible bataille, Oqba meurt ainsi que la plupart de ses hommes. Kusayla marche alors sur Kairouan, il y règnera près de cinq ans, mais des renforts venus de Syrie destituent le roi.

La conquête du Maghreb reprend et aussitôt un nouveau soulèvement gagne la région des Aurès, Dihya (Kahena) parvient à rassembler plusieurs tribus berbères et repousse provisoirement les soldats musulmans jusqu'en Tripolitaine (l'actuelle Libye). Carthage est prise en 698, la résistance est dominée à partir de 702 et l'Afrique du nord est « officiellement » conquise en 711. Cette même année, les premiers contingents berbères passent en Andalousie, dirigés par Tariq ibn Ziyad. À la phase d'organisation militaire de la conquête, va se substituer l'administration d'un territoire encore partiellement insoumis, et non converti.

Les populations afro-arabo-persannes d'Afrique de l'est qui commerçait depuis des siècles avec les arabes se sont islamisés dès le VIIIe siècle. La culture swahilie est à la fois le fruit de ce metissage et de l'islamisation de la région.


L'Europe

Dès le VIIe siècle, de la péninsule arabique jusque la péninsule ibérique. l'expansion de l'islam se fait selon le principe de la guerre juste ou Jihad, concept exprimé par Augustin d'Hippone (mais qui sera plus tard considéré comme pernicieux par Thomas d'Aquin) selon lequel il serait juste de combattre pour la vraie foi : on comprend là que le concept fauteur de guerre est celui de la vraie foi, le christianisme pour Augustin d'Hippone, l'islam pour Mahomet. Reste que si dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, il n'y a pas eu de guerre de conquêtes menées explicitement au nom de la foi chrétienne, il y en a eu au nom de la foi islamique.

Cette terre, alors chrétienne, avait été usée par les luttes intestines concernant l'hérétique (arianiste dans la péninsule ibérique et donatistes dans le Maghreb) et, de ce fait, longuement persécutée par le pouvoir impérial. Ce qui explique l'accueil facile aux conquérants fait par la majorité d'entre eux au moins en Afrique du Nord. Cette terre devient le pays d'al-Andalûs pour 800 ans.
En revanche les courants du christianisme ont considéré d'abord très négativement l'émergence de l'islam. Cette nouvelle religion faisait obstacle à leur revendication d'universalisme (« catholique » signifiant universel), et les références aux messages de la Bible leur apparaissaient, ainsi qu'aux Juifs, plutôt comme une hérésie schismatique (pour les courants qui utilisent ce concept) que comme une reconnaissance. La référence au message chrétien utilisée dans le Coran était parvenue à Mahomet via des chrétiens monophysites, diocètes ou nestoriens, c'est-à-dire de courants réputés hérétiques depuis les conciles de Nicée et Constantinople.

Au mieux, l'islam leur apparaissait comme une forme de concurrence légère, partageant sa reconnaissance du Dieu unique, mais réfutant en revanche l'idée de Trinité et ayant par ailleurs besoin d'une évangélisation.

Jusqu'à l'arrivée des Turcs Seldjoukides, pourtant, la cohabitation à Jérusalem se passe sans difficulté majeure, malgré les invasions répétées de l'Europe par des troupes maures se réclamant de l'islam. La situation change totalement avec l'occupation turque, qui entend interdire aux chrétiens le passage vers les lieux saints.

Une tension se crée alors. Pour l'Occident chrétien, le mahométan devient l'infidèle par excellence, et Mahomet (déformé par exemple en baphomet) celle d'un démon perfide, qui prêche au nom de dieu pour détourner les fidèles de la vraie foi. Parfois on l'assimile à l'Antéchrist, parfois plus simplement on rappelle une parole attribuée par les Évangiles à Jésus et mettant en garde contre de faux prophètes qui viendront après lui.
La conquête islamique, comme plus tard les croisades, sont en fait aussi motivées

* pour les chefs de guerre, par l'envie d'étendre leur territoire
* pour les populations préparées à cette fin, par une nécessité perçue de répandre la vraie foi

L'acmé de la civilisation musulmane (en terme de développement scientifique et technique) se situe aux VIIIe et IXe siècles.

Les bénéfices culturels et techniques retirés par les territoires occidentaux issus de l'expansion musulmane sont objet d'un débat d'historiens concernant les transmissions.


La conquête ottomane

Au IXe siècle, on note la progression de peuples turco-mongols de la région des montagnes Altaï et du lac Baïkal vers l'Ouest; ces peuples s'islamisent progressivement. Par la suite, appelées en renfort par le calife abbasside pour calmer les agitations, des populations turques appelées Seldjoukides s'installent à Bagdad au XIe siècle.

L'islam s'étend en Asie mineure et en Inde. Un prince afghan converti à l'islam instaure un sultanat en Inde. Il y a différentes influentes familles dans les tribus turques en Asie mineure, et la famille Osman, implantée près d'Istanbul, va entreprendre la conquête de l'Asie mineure et des Balkans. Constantinople tombe en 1453. L'expansion de l'islam en Europe a été le fait des Ottomans qui ont remporté d'importants succès militaires dans les Balkans, en particulier sur les Albanais et sur les slaves de Bosnie.


Époque contemporaine

L'islam est aujourd'hui la religion la plus répandue après le christianisme(si on exclu le nombre de D'athés dans la population d'origine Chrétienne). Elle compte maintenant 1,5 milliard de croyants, soit 22 % de la population du monde.

L'islam continue son expansion en Afrique, dans une progression constante vers le sud du continent.
Depuis leur indépendance, une partie des pays d'Afrique noire ont plutôt privilégié les relations avec les pays arabes musulmans plutôt qu'avec les anciens colonisateurs. La facilité de diffusion de l'islam en Afrique s'explique aussi par le fait que ce sont les pays africains voisins qui apportent la religion et non plus des évangélisateurs colonisateurs blancs qui venaient "dresser ces Indigènes" comme dans le cas du catholicisme .

Cette expansion est aussi source de tensions et de conflits. En Côte d'Ivoire ou au Nigeria, par exemple, l'opposition entre les populations musulmanes dans le nord du pays et les populations chrétiennes du sud alimente une instabilité permanente qui peut aller jusqu'au conflit armé à l'échelle nationale (Côte d'Ivoire) ou en tout cas à des attaques et représailles dans les régions « mixtes » (Nigeria). Aux questions religieuses se greffent cependant des intérêts économiques et politiques (partage des richesses et du pouvoir politique) dans la genèse des affrontements.

La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique aussi en partie par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane. C'est le cas dans les pays occidentaux où l'immigration de populations musulmanes s'est développée depuis les années 1950. Cette immigration ne semble toutefois pas influer sur le nombre de conversions de la population locale qui reste mineur Mais dont le nombre augmente régulièrement.

L'islam continue aussi sa diffusion vers l'est en Asie. En Indonésie notamment, l'islam, arrivé avec des marchands indiens et chinois qui faisaient escales dans les ports de Java et Sumatra depuis au moins le XIIe siècle, a eu une progression plutôt lente. De nos jours, 88 % de la population indonésienne est administrativement enregistrée comme musulmane.


Repères chronologiques

* 570–632 : Vie de Mahomet
* 629 : Prise de La Mecque (pacte d'Houdaibiya)
* 632-661 : Les quatre premiers califes et le début de l'expansion au Proche Orient et en Égypte
* 638 : Prise de Jérusalem
* 642 : les musulmans pénètrent en Égypte.
* 656 : Assassinat de `Uthman. Bataille du chameau. Début de la fitna.
* 661 : Assassinat de `Ali ; début du chiisme.
* 661–750 Dynastie des Omeyyades (Damas siège du califat)
* 698 : chute de Carthage
* 711 : Débarquement en Espagne, amorce de la Conquista mauresque.
* 718 : Début de la Reconquista dans les Asturies. Échec du siège de Constantinople par les Arabes.
* 771 : achèvement des conquêtes de l'Indus et de l'Espagne.
* 732 : défaite arabo-berbère contre Charles Martel à Poitiers.
* 750–1258 : dynastie des Abbassides (Bagdad siège du califat)
* 878 : Occultation du douzième imam, descendant de `Ali.
* 1000 : début des conquêtes en Inde par des souverains turc-musulmans.
* 1037 : mort du penseur Ibn Sina (Avicenne).
* 1099 : prise de Jérusalem par les croisés
* 1187 : Saladin reprend Jérusalem aux croisés
* 1198 : mort du philosophe Ibn Rouchd (Averroès).
* 1250–1517 : dynastie des Mamelouks en Égypte
* 1258 : destruction de Bagdad par les Mongols, fin des Abbassides. Dynastie des Ilkhans mongols.
* 1300 : des marchands indiens introduisent l'islam dans les îles indonésiennes (Sumatra).
* 1419 : Le prince de Malacca se convertit à l'islam.
* 1453–1571 : apogée de l'Empire ottoman, entre la prise de Constantinople (Istanbul) et la défaite navale de Lépante.
* 1492 : chute du Royaume de Grenade, fin de la reconquête chrétienne en Espagne.
* 1683 : échec relatif des Turcs ottomans (ils ne repartiront en effet qu'en échange d'un tribut) devant Vienne. L'empire commence un lent déclin.
* 1798 : arrivée de Bonaparte en Égypte. Celui-ci adopte une stratégie en demi-teinte, se déclarant l'ami du sultan ainsi que du peuple égyptien, mais l'ennemi des mamelouks qui se comportent comme en pays conquis, et faisant proclamer cette déclaration dans tout le pays.
* 1830 : début de la conquête française de l'Algérie.
* 1881 : début du mouvement mahdiste au Soudan. Protectorat français en Tunisie.
* 1882 : protectorat britannique sur l'Égypte.
* 1912 : protectorat français au Maroc.
* 1920 : mandat français sur la Syrie, le Liban ; mandat britannique sur la Palestine mandataire et l'Irak.
* 1921–1926 : Guerre du Rif au Maroc.
* 1922 : indépendance de l'Égypte.
* 1924 : abolition du califat en Turquie par Mustafa Kemal)
* 1928 : fondation en Égypte du mouvement des Frères musulmans.
* 1932 : les territoires conquis par Abd al-Azi ibn Saoud deviennent le royaume d'Arabie saoudite.

# Posté le lundi 12 février 2007 14:14

Modifié le samedi 24 février 2007 11:46

~ Aire Islamique grande époque de Découvertes ~

~ Aire Islamique grande époque de Découvertes ~
PHOTO: AVICENNE PHILOSOPHE & MEDECIN DE XI

Comme pour l'article Art islamique et les articles liés, le mot « islamique » est à prendre dans un sens géographique et culturel, équivalent à « des pays d'islam ». Si la langue scientifique commune était l'arabe, il y eut aussi des savants persans ainsi que des savants non musulmans.



Sciences et techniques islamiques

Les sciences et techniques islamiques se sont développées au Moyen Âge, dans le contexte politico-religieux de l'expansion arabo-musulmane. Le monde arabo-musulman est à son apogée du VIIIe siècle au XIVe siècle : on parle d'âge d'or de la science arabe.

Cette culture scientifique a pris son essor à Damas sous les derniers Omeyyades, puis à Bagdad sous les premiers Abbassides. Elle débute par une appropriation du savoir avec une traduction massive des

ouvrages de l'Antiquité en physique, mathématique, astronomie ou encore médecine, traductions qui concourreront à la genèse d'une culture arabe « classique » jamais égalée depuis dans cette aire géopgraphique, une fois ces traductions menées à bien .

Dans ce contexte, la langue arabe, langue du corpus sacré de l'Islam, jouera un rôle essentiel comme outil et véhicule de cette culture qui n'est déjà plus une simple transmission de la pensée grecque car elle comporte de nombreuses innovations. La situation de carrefour de l'Empire arabe explique également en partie les influences indiennes voir chinoises.

Si les acquis sont incontestables dans de nombreux domaines, les arabo-musulmans cultiveront l'hermétisme avec l'alchimie ou l'astrologie et conserveront également le géocentrisme de Ptolémée


Histoire

Contexte général

Pour le contexte historique, voir les articles suivants :

* origines de l'Islam
* histoire de la conquête musulmane
* dynastie des Omeyyades (661-750)
* dynastie des Abbassides (750-1258)

L'histoire des sciences retient cinq grandes périodes :

1. La période grecque (avant Jésus-Christ)
2. La période romaine (les quatre premiers siècles de notre ère)
3. Le Moyen Âge (500-1500)
4. Les Temps modernes (1500-1800)
5. Les révolutions industrielles (1800-2000)

Les mots en relation avec les sciences et les techniques, d'origine arabe : alcali, algèbre, alchimie, alcool, Aldébaran, Altaïr, alambic, algorithme, almanach, zénith, rame (papier), zéro, sirop, etc.


Les causes du développement des sciences dans le monde arabo-musulman

* L'extension du monde arabo-musulman a mis en contact des civilisations brillantes : l'empire arabe, construit à partir du VIIe siècle, a pris le contrôle des territoires anciennement hellénisés (Alexandrie d'Egypte par exemple). Les savants musulmans ont donc pu consulter les ouvrages scientifiques de l'antiquité [1]. Au VIIe siècle, les Arabes détruisent l'empire sassanide et s'approprient le savoir de l'ancienne Perse.
* Les conquérants arabes se sont trouvés en contact avec la civilisation indienne, à l'est. Ils ont aussi rencontré les Chinois pendant le règne du premier abbasside Abû al-`Abbâs à la victoire de Talas. Cette victoire a été l'occasion d'acquérir un certain nombre de techniques chinoises dont celle de la fabrication du papier. Le papier a rapidement remplacé le parchemin dans le monde musulman : des manufactures furent créées à Samarkand, Bagdad, Damas et au Caire.
* Les dirigeants musulmans ont encouragé la recherche scientifique et la diffusion du savoir : Harun ar-Rachid (calife de 786 à 809) imposa l'usage du papier dans toutes les administrations de l'empire. Sous l'administration de ses vizirs barmécides, Bagdad devint la capitale intellectuelle de son époque. Des écoles et des bibliothèques furent construites. Les tout premiers hôpitaux (qui traitaient aussi bien les problèmes physiques que psychologiques) ouvrent. Dans ces hôpitaux on pratique pour la première fois les méthodes d'anesthésie (une éponge saturée d'opium, de mandragore et d'autres substances soporifiques), on y découvre le fonctionnement de la circulation pulmonaire et de la circulation sanguine, la dissection été également pratiquée. C'est ainsi que des aspects anatomiques incompris des médecins grecs anciens sont découverts. La traduction des textes latins et grecs fut encouragée et les savants venaient à Bagdad et de toutes les régions de l'empire. Al-Mamun, calife de 813 à 833, avait réuni à Bagdad des savants de toutes les croyances, qu'il traitait avec la plus complète tolérance. Féru d'astronomie, il crée en 829, dans le quartier le plus élevé de Bagdad, près de la porte Chammassiya, le premier observatoire permanent au monde, l'Observatoire de Bagdad, permettant à ses astronomes, qui avaient traduit le Traité d'Astronomie du grec Hipparque, ainsi que son catalogue d'étoiles, de surveiller méthodiquement le mouvement des planètes. En 832 fut fondée la Maison de la sagesse (Baït al-hikma).

Abu Raihan al-Biruni a réussi à calculer le diamètre de la Terre, et affirma même la possibilité selon laquelle la Terre tournerait sur elle même, et ça bien avant Galilée.

* La langue arabe, commune à tout l'empire, a également été un facteur déterminant dans la diffusion des connaissances et de l'élan scientifique.



Les principaux centres culturels et scientifiques du monde musulman au Moyen Âge

* Civilisation islamique en al-Andalus
o Saragosse (Espagne)
o Tolède (Espagne)
o Cordoue (Espagne), capitale du califat de Cordoue jusqu'en 1039, elle fut un grand centre d'études au Moyen Âge. C'est à Cordoue qu'est né Averroès
* Meknès (Maroc)
* Fès (Maroc)
* Marrakech (Maroc), fondée en 1062
* Béjaïa (Algérie)
* Kairouan (Tunisie)
* Le Caire (Égypte)
* Damas (Syrie) : capitale de la dynastie omeyyade,
* Bagdad (Irak) : capitale de la dynastie abbasside, Bagdad fut pendant longtemps un centre intellectuel de première importante. La maison de la sagesse était une institution destinée à développer l'enseignement et la recherche. Elle a été fondée sur le modèle de l'académie perse des frères Bana Musa, al-Kindi. La traduction d'ouvrages grecs était l'une des principales activités de la maison de la Sagesse. Cette dernière commença à décliner sous le califat de Jafar al-Mutawakkil (847-862).
* Maragha (Iran), près de Tabriz : Hülegü, petit-fils de Gengis Khan, y fit construire en 1259 un observatoire où travailla l'astronome Nasir ad-Din at-Tusi
* Rayy (Iran), l'actuelle Téhéran : école de médecine
* Shiraz (Iran)
* Ispahan (Iran) : le mathématicien, astronome et poète persan Omar Khayyam (1048-1131) y séjourna de 1074 à 1092, au service du sultan seldjoukide Malik Shah Ier, et réforma le calendrier persan. Le "prince des médecins" Avicenne (980-1037), également persan, y résida à la fin de sa vie, au service des émirs bouyides.
* Samarcande (Ouzbékistan) : célèbre pour son observatoire, fondé par le prince timouride Oulough Beg (1394-1449) qui y travailla avec Al-Kachi, Qadi-zadeh Roumi et Ali Quchtchi ; Omar Khayyam y séjourna de 1072 à 1074.



Époque moderne

Philosophie des sciences

Les grands noms de la réflexion épistémologique sur les sciences sont :

* Ismail al-Faruqi
* Seyyed Hossein Nasr
* Ziauddin Sardar
* Muhammad Nijatullah Siddiqui
* Nasim Butt
* Ahmad Y. al-Hassan et Donald R. Hill


Typologie

Mathématiques

La civilisation arabo-musulmane a joué un grand rôle dans l'histoire des mathématiques en sauvegardant mais aussi en approfondissant l'héritage antique. Ce rôle a été particulièrement novateur en algèbre , mot d'origine arabe, grâce à l'utilisation des chiffres arabes ( improprement qualifiés de tels puisque leur origine est indienne, et du zéro, lui aussi emprunté aux Indiens, en analyse combinatoire et en trigonométrie. Les mathématiques ont été utilisées par les savants arabes comme auxiliaires d'autres disciplines telles que l'astronomie, les techniques de constructions géométriques (mosaïque, muquarnas, coupole ...) mais aussi à des fins purement religieuses pour calculer les coordonnées géographiques et indiquer la direction de La Mecques, lorsqu'en voulant imiter les chrétiens, ils ont ont à leur suite voulu orienter leur prière, construire les mosquées ... En géométrie, les mathématiciens islamiques reprennent les travaux grecs (Euclide) grâce à un effort de traduction et de copie des traités de l'Antiquité, souvent encouragé par le pouvoir politique. Ainsi les Arabo-musulmans ont pu s'approprier les acquis de l'antiquité, les utiliser comme base pour leurs propres développements.


Médecine

L'empire musulman dominait la médecine au Moyen Âge grâce à des personnages comme Avicenne, auteur de la monumentale encyclopédie médicale Qanûn, Ibn Nafis, qui décrit la circulation sanguine pulmonaire, et al-Razi, initiateur de l'usage de l'alcool en médecine. Au XIe siècle, l'Andalou Abu-l-Qasim az-Zahrawi (appelé Abulcassis en Occident) écrit un ouvrage de référence sur la chirurgie. Maïmonide (1135-1204), médecin personnel du sultan ayyoubide Saladin, influença également la médecine arabe. Les hôpitaux servaient à la fois d'école de médecine et de lieux de soins ce qui correspond à l'invention de la médecine hospitalière.


Botanique et zoologie

Les Arabes traduisent les traités de Dioscoride (De Materia Medica) et font progresser la pharmacopée. Le mot sirop est d'origine arabe. L'utilisation des alambics permet de distiller les substances telles que l'essence de rose. On leur doit l'extension de la culture de la canne à sucre et dans une moindre mesure du coton. Leur acquis principale réside dans la création de jardins botaniques (Al-Andalus), à la fois lieux d'acclimatation et d'étude avec une orientation vers les plantes médicinales. On notera une extension de le zone de culture de certains fruits (agrumes, bananes) et de certaines fleurs (crocus sativus dont on tire le safran). Grâce à la maîtrise de l'hydraulique et de la botanique, les agronomes arabo-musulmans auront permis à l'agriculture méditerranéenne de sortir de l'antique triade de la culture blé-vigne-olivier.

A partir du travail de sélection de la dynastie perse des Sassanides , ils créeront les chevaux arabes, les alezans, qui étonneront tant les premiers croisés par leur agilité. La création de races originales de chameaux de bât sera un atout essentiel pour la maîtrise de l'espace.

Quelques ouvrages :

* Ibn Bakhtishu, Livre de la propriété des animaux
* Al-Qazwini, Les Merveilles de la création



Physique, chimie, optique

* La civilisation arabo-musulmane compte des alchimistes renommés. En cherchant de l'or, ils travaillent sur d'autres matières comme par exemple l'acide nitrique et perfectionnent la distillation (alambic est un mot d'origine arabe comme alcool). La chimie connut une impulsion décisive avec Jâbir ibn Hayyân (vers 845) et s'illustra avec la manipulation de nombreux produits minéraux, végétaux et animaux.

* Le développement sans précédent de l'industrie papetière conduira à la mise au point d'encres, de papiers de qualités différentes capables de supporter dorures et enluminures, à la maîtrise de fermentations et de procédés d'encollage. La rame de papier est un autre mot d'origine arabe (ramza).

* Ibn al-Haytham, Taqi al-Din et al-Kindi ont réalisé des manuscrits d'optique.


Technologie : entre mythes et réalités

* Les systèmes d'irrigation sont souvent considérés comme un acquis de la civilisation arabo-musulmane. La noria (mot d'origine arabe) mue par un manège, était connue des Romains car l'irrigation était une nécessité déjà ancienne dans ces régions semi-arides nouvellement conquises.

En matière d'hydraulique, on leur doit sans doute l'exploitation de nappes profondes en Afrique du nord, Sicile et Espagne car la technique était déjà maîtrisée en Iran, grâce à la technique des qanats.

* L'industrie du papier est certainement la plus emblématique de l'expression technique arabo-musulmane avec l'apparition de moules en bambou, une standardisation des formats (notamment 1 x 1,414) et l'utilisation de l'énergie hydraulique pour la fabrication de la pâte. En générant des techniques affuentes, elle conduira à quelques évolutions sociales caractéristiques d'un nouveau système technique (travail des femmes dans les ateliers, création de corporations et de nouveaux métiers) sans toutefois atteindre la dimension d'une véritable révolution technique.

D'une façon générale, les arabo-musulman semblent avoir fait preuve de pragmatisme, acceptant les techniques de l'occupé en évitant ainsi les troubles socio-économiques liés à toute révolution technique en profondeur.

Etant au départ un peuple nomade, il possèdent une technologie peu développée car les installations techniques avancées nécessitent la sédentarisation. Ils manquèrent de fer, du fait de la rareté des gisements et de sources d'énergie insuffisantes, et furent contraints de l'échanger contre de l'or et des épices. La navigation fluviale (Nil, Euphrate) est restée proche de celle de l'antiquité et les innovations en matière de navigation semblent limitées bien que L.LOPEZ leur attribue l'invention de la voile carrée dite latine. La maîtrise de l'espace leur a posé problème comme aux Romains, et il faudra attendre le XVe siècle pour trouver le premier pont en pierre dans l'Europe turque. L'industrie textile s'appuiera largement sur les développements des régions soumises (textiles égyptiens, tapis persans). La vie religieuse de l'Islam exigeait la ville et on assistera à la création d'une vingtaine de centres urbains, mais le plus souvent selon des plans réguliers déjà connus du monde greco-romain.

En matière militaire, la cotte de mailles et l'épée sont empruntés aux occidentaux. L'arbalète est connue tardivement au IXe siècle. Le livre de technique militaire composé pour Saladin dans la deuxième moitié du XIIe s, n'indique pas d'originalités par rapport aux techniques occidentales de l'époque en ce qui concerne la machinerie de guerre et l'artillerie à contrepoids. En revanche l'arquebuse apparaît dans les armées du royaume de Grenade nasride au XIIIe s ; c'est ainsi que l'Occident chrétien acquière la poudre inventée par la civilisation chinoise.

Au final, c'est peut-être dans son rapport original avec l'art que la technique s'est le plus enrichie au contact de la civilisation arabo-musulmane.

L'effet de diffusion technologique du fait de l'unité politique de l'empire sera bientôt tempéré par la fractionnement en nombreux califats indépendants.


Astronomie

L'astronomie se développe peu en Europe lors du Moyen Âge, mais elle est alors florissante dans le monde arabe. Les scientifiques de cette civilisation reprennent les études du grec Claude Ptolémée (IIe siècle) tout en améliorant son système. Ainsi, les premières traductions en arabe de l'Almageste datent du IXe siècle. À cette époque, cet ouvrage était perdu en Europe. En conséquence, l'Europe occidentale redécouvrit Ptolémée à partir des traductions des versions arabes : une traduction en latin a été réalisée par Gérard de Crémone à partir d'un texte provenant de Tolède, en Espagne. Il fut incapable de traduire de nombreux termes techniques - il retint même le nom arabe Abrachir pour Hipparque.

L'astronomie est la discipline reine car elle permet une meilleure connaissance des territoires par la détermination des longitudes et des latitudes. L'astronomie arabe s'est attachée à résoudre des problèmes concernant la pratique de l'Islam : déterminer les dates du ramadan, calculer l'heure des cinq prières quotidiennes, fixer la direction de La Mecque. Il ne faut pas perdre de vue que la civilisation musulmane se fonde sur un calendrier lunaire et sur les échanges commerciaux lointains.

Jusqu'à l'apparition de la lunette astronomique, l'observation des astres a progressé grâce à l'utilisation de l'astrolabe : cet instrument qui servit également à la navigation, a probablement été inventé par Hipparque. Il a ensuite été amélioré dans le monde islamique, avant d'atteindre l'Europe vers 970, par l'intermédiaire du moine Gerbert d'Aurillac. Ce dernier rapporta un astrolabe d'Al-Andalus.
L'astronome arabe al-Farghani écrit beaucoup sur le mouvement des corps célestes ; son ½uvre est traduite en latin au XIIe siècle. À la fin du Xe siècle, un grand observatoire est construit près de Téhéran par l'astronome al-Khujandi. Il effectue une série d'observations qui lui permettent de calculer l'obliquité de l'écliptique. En Perse, Omar Khayyam compile une série de tables et réforme le calendrier. Un grand observatoire est construit à Istanbul, pour l'astronome arabe, Taqi al-Din. Les savants musulmans de l'époque médiévale qui s'occupent d'astronomie sont nombreux (al-Battani, al-Farabi, Omar Khayyam, al-Kindi, al-Hasib al-Misri, al-Maghribi, al-Razi, Ibn al-Haytham, al-Biruni, al-Sufi, al-Tusi, al-Kashi, Qadi-zadeh Roumi, Oulough Beg, Taqi al-Din)... al-Sijzî remet en cause la fixité de la Terre.

L'astrologie arabe est en relation avec l'astronomie : les horoscopes sont établis en fonction des astres et nécessitent l'utilisation d'instruments d'observation.


Geographie

Au cours du Moyen Âge, les géographes arabes, tels qu'Idrisi, Ibn Battuta, et Ibn Khaldun ont conservé et enrichi l'héritage gréco-romain. Les premiers géographes musulmans reprennent souvent les légendes et perpétuent l'½uvre des géographes de l'Antiquité (Hérodote, Pline l'Ancien ou encore Ptolémée).

Les grands géographes sont :

* Al Masudi, mort en 957, Muruj adh-dhahab ou Les prairies d'or, est le manuel de référence des géographes et des historiens du monde musulman. Il a beaucoup voyagé à travers le monde arabe ainsi qu'en Extrême-Orient.
* Ya'qubi (IXe siècle), Livre des pays
* Al-Bekri, auteur du Routier de l'Afrique blanche et noire du nord-ouest, rédigé à Cordoue vers 1068
* Al Idrisi, (mort vers 1165), Description de l'Afrique et de l'Espagne
* Ibn Battûta (mort en 1377) est le premier géographe de culture arabe à se rendre en Afrique subsaharienne, à Gao et à Tombouctou ; son ouvrage principal s'intitule Présent à ceux qui aiment à réfléchir sur les curiosités des villes et les merveilles des voyages.
* Ibn Khaldoun, (mort en 1406) est un historien et philosophe d' Afrique du Nord. Certains le considèrent comme l'historien des sociétés arabe, berbère et perse. Il est l'auteur des Prolégomènes historiques et d'une Histoire des Berbères.
* Léon l'Africain, (mort en 1548), est l'auteur d'une précieuse description de l'Afrique
* Rifa'a al-Tahtawi (mort en 1873) traduisit des ouvrages médiévaux de géographie et d'histoire. Son ½uvre porte surtout sur l'Egypte musulmane.

La cartographie progresse pendant l'âge d'or de la civilisation musulmane. Grâce à la boussole, transmise par les Chinois, et aux tables de coordonnées géographiques, il devient plus facile aux marchands de se déplacer.

# Posté le lundi 12 février 2007 14:59

~ Fêtes & Dates Importantes ~

~ Fêtes & Dates Importantes ~
Mosquée Du Taj Mahal

Achoura

Le jeûne de Achoura n'est pas obligatoire mais il est recommandé. Cette fête est surtout suivi par les chiites.
Mawlid

Le Mawlid

c'est l'anniversaire de Mahomet. Sa célébration n'est pas obligatoire.

Fête du Mawlid-ennabaoui "Moulad", la naissance du prophète.

En Tunisie et au Maroc, on fait une patisserie appelée "Assidat", une sorte de crème qui correspondrait au plat préféré de Mahomet ou au plat qu'aurait mangé la mère de Mahomet ce jour-là.

Ramadan


Le mois de ramadan est le temps du jeûne pour les musulmans. Le Jeûne du mois de Ramadan correspond au quatrième des cinq piliers de l'Islam. Il est donc obligatoire pour tout musulman en état de le faire (en son dispensé les personnes malades ou trop âgées ou les femmes pendant leurs règles). Le jeûne du ramadan commence à l'aube et se termine au crépuscule. Il est interdit de manger, de boire ou d'avoir des relations avec son conjoint pendant ce temps. C'est un temps privilégié pour se recueillir, prier, lire le Coran, etc. La rupture du jeûne se fait en général en famille.

Voilà ce que dit le Coran : Sourate 2 (La Vache) verset 185 à 187

185
- Le mois de Ramadan est celui pendant lequel fut commencée la descente du Coran, en tant que guidance pour les hommes et que preuves ressortissant de la guidance et de la démarcation (entre le bien et le mal). Quiconque parmi vous sera témoin de la naissance de ce mois, le jeûnera. A qui serait malade, ou se trouverait en voyage, incombe un même nombre de jours pris ailleurs. Dieu n'exige de vous que l'aisé, il n'exige pas de vous le malaisé. A vous de parfaire le nombre imparti, en glorifiant Dieu de sa guidance...
- Peut-être lui en aurez-vous gratitude.
186
- Que si mes adorateurs t'interrogent sur Moi, Je suis tout proche à exaucer l'invocation de qui M'invoque, quand on M'invoque. Puissent-ils donc Me répondre, puissent-ils croirent en Moi dans l'espoir selon la droiture...
187
Vous est rendu licite, durant une nuit de jeûne, le rapport avec vos femmes. Ne sont-elles pas votre vêture et vous la leur ? Dieu sait bien que vous vous fraudiez vous-mêmes. Il S'est repenti en votre faveur. Il a passé sur votre faute. Donc, désormais, ayez commerce avec elles. Désirez à la mesure de ce que Dieu vous assigne...
Mangez et buvez jusqu'à ce qu'un fil blanc se laisse par vous distinguer d'un fil noir, à l'aurore. Après quoi jeûne complet jusqu'à la nuit suivante...
Cependant, n'ayez pas rapport avec elle quand vous faites retraite dans les sanctuaires...
- Ce sont là les normes expresses de Dieu. Ne les serrez pas de trop près... C'est ainsi que Dieu explicitent Ses signes aux hommes dans l'attente qu'ils se prémunissent.



Leïlett el Kader, La nuit du destin

Cette nuit est propice à la réalisation des voeux. On dit que s'il voit une lumière qui l'ébloui, les voeux du musulman se réaliseront.


Aïd el Adha ou Aïd-el-Kébir

("La Grande Fête"), parfois appelée la fête du mouton

L'Aid el Kebir est la fête qui commémore le sacrifice d'Abraham. Pour les musulmans, Abraham devait sacrifier son fils (Ismael pour les musulmans) comme Dieu le lui avait ordonné. Mais au moment d'executer son geste, Dieu intervint et lui ordonna de sacrifier à la place un bélier. Cette fête a lieu a la fin du pélerinage à La Mecque.

# Posté le lundi 12 février 2007 15:08